RENARD LETTRES
THIBAULT
27/11/2005
note:
A) Quelle est la part du comique dans le procés ? appuyez la réponse sur le film et le roman
L'oeuvre de kafka, l'oeuvre que tout le monde connait, le procés parait comme une oeuvre avant tout tragique, dramatique mais ceux qui la connaisse mieux vous certifirons que le procés est une oeuvre tragi-comique. Comique? Quelle forme de comique apparait alors dans l'oeuvre? Nous nous demanderons pourquoi kafka et welles dans son adaptation cinématographique utilisent le comique par intermittence dans le roman tragique ? Mais pourquoi certaines scénes nous paraissent tellement ridicules dans un contexte qui peut préter à l'incompréhension ? Et enfin si c'est à cause de l'univers de Kafka que le comique parait dans les scénes de non-sens?
L'utilisation du comique dans le procés de kafka parait comme être l'apogé du dramatique, le moment ou l'on rigole parceque l'on est dans le tourbillion de la narration et que la spirale narrative nous entraine dans l'absurde. Pourquoi absurde ? Dramatique inimaginable serait la définition de l'absurde, comique dans le procés de kafka et de welles. Le procés serait donc une oeuvre sérieuse avec tout au long des aspect Burlesques, inimaginables et comiques.Le ridicules de certaines scénes atténuent donc le drame en lui même.
Le fait aussi que l'oeuvre à traversé un siécle d'histoire et de bouleversements culturels est à tenir en compte, l'aspect comique que les personnes des années folles lors de sa publication ont vu n'ont pas la même intensité à notre égard aujourd'hui. L'aspect complétement burlesque lors de sa publication était compréhensible puisque le cinéma n'existait que depuis trente ans et c'était le seul art qui pouvait se permettre de sortir rééllement de la réalité, d'aller plus loin, d'aller dans un contexte dramatique toucher l'extraordinaire et l'image fidéle mais amplifiée de notre justice.
Le fait même de lire le premier chapitre nous engouffre dans l'aspect tragi-comique du roman, la scéne du début quand K apprend a son réveil dans sa chambre de la pension Grubach par deux gardes et un commissaire qu'il est arrêté mais qu'il demeure libre de ses mouvements. Rien que cette scéne qui est en décalage avec notre réalité du quotidien provoque dans notre âme et conscience un sentiment d'incompréhension totale, c'est de là que né le burlesque, et donc sur une oeuvre qui repose entre absurde et irrationnel. L'histoire d'un accusé sans accusation libre mais coupable. Quand joseph K se rend à son travail aprés cette scéne accompagné par trois de ses employés il est sous le regard attentif des voisins de la maison d'en face ; ce qui tient alors plus du comique réél, celui des gens qui passent leur journée à leur fenêtre pour savoir ce qui se passe dans leur quartier ou alors par interprétation différente d'une scéne tragique, tout le monde sait qu'il est coupable et tout le monde le regarde différemment. Tout au long des pages et du roman le tragique est lié au comique par le burlesque qui tient ici de l'absurde irrationnel.
Le Procès place le lecteur aux frontières du réel décalé et d'un irréel familier. Mais le ridicule de certaines scénes est-il si important dans l'oeuvre et fait-il partit de ses qualités ?
Le procés est une oeuvre accusatoire et militant contre une justice affligeante. Le ridicule des scénes tel celle quand dans le film d'orson welles deux policiers veulent réquisitionner les chemises de k et que par conséquences leurs supérieurs les fouettes dans un placard. Ces deux scénes se correspondent et sont pourtant à des moments éloignés, la scéne du fouetteur intervient dans le chapitre 5 soit 5 chapitres aprés la scénes des chemises. Le comique et ses scénes sont secondaires, c'est une correspondance qui s'effectue entre elles en dehors de la narration principale de l'oeuvre. Les scénes comiques se correspondent donc mais pourquoi? Tout simplement kafka et welles ont fait de ces scénes dérisoires l'apogée de le critique matérialiste de la justice partialle. C'est avec homogénéité que le drame et le comique sont traités. Lorsque Leni a cassé une vitre pour attirer K et lui montre sa main palmée, on ne s'attend pas à une telle situation mais l'aspect comique en ressort plus fort, même son amante à un problème, un problème physique certe mais un problème imaginatif et irrationnel voir anormal. Ce sont ces petites scénes qui font de l'oeuvre de Kafka et de Welles une oeuvre à la frontiére du réel partagée entre un drame et son image portée devant la justice, ironiquement comique ; comme lorsque devant les tribunaux il prend un s'empare d'un livre sur l'estrade du président et y découvre le dessin d'une femme nue. La Justice devient alors plus un ennemi qu'un amis pour l'accusé, Joseph K. Elle ne s'occupe pas de lui, le juge sans aucune conscience et son président préfére lire un journal d'érotisme que de faire son propre devoir. C'est un comique qui se situe dans le tragique de l'histoire du personnage principal de l'histoire. Dans une autre scéne du film on voit Joseph K chez Titorelli étouffant par les cris d'une meute de fille et qui se doit d'acheter trois toiles identiques pour pouvoir partir. Cette rencontre que tout le monde lui avait dit qu'elle aiderait K à comprendre son accusation ne sert en définitif à rien et se devant d'acheter trois tableaux identiques, K achéte une aide identique à celle de son avocat et du juge c'est à dire aucune aide supplémentaire, ce n'est donc pas une aide. Or le lecteur ou le téléspectateur du roman et du film prennent dans la forme cette achat ironiquement et comiquement mais bien entendu dans le fond et en dehors de l'ironie totale la scéne reste tragique.
L'aspect comique est donc une enveloppe formelle du drame des scénes. K, est il un héros de l'absurde et du comique? ou est-ce Kafka qui est écrivain comique, irationnel, burlesque et de l'absurde ?
Il ne faut pas confondre notre étude avec celle de l'absurde et de l'irrationnel mais pour prouver l'existence du comique nous nous devons d'énumérer les exemples que l'univers Kafkaien met en scéne. Kafka nous demande à chacunes de ses phrases de réfléchir sur les fondements et les limites du sens. Bien qu'il ait suscité de nombreuses idéologies, Kafka pourrait représenter suivant la formule de Camus, " cette apparente modestie de la pensée qui se borne à décrire ce qu'elle se refuse à expliquer". Et oui c'est bien la définition de Kafka la plus fidéle, celle de cet homme qui en écrivant une oeuvre telle celle du procès se refusait à expliquer la question même du roman, K est il coupable et si oui de quoi? Et non, Kafka ne nous donnera pas le privilége de savoir tous ces points si importants de son roman, alors qu'au contraire l'ambiance et le contexte du roman sont trés perceptibles mais assez irrationnels . Le film d'Orson Welles et celui de Terry Gilliams "Brazil" sont identiques dans la forme, à la fin de Brazil ce n'est pas le comique qui ressort finalement mais une poursuite par des monstres tel ceux dans Métamorphose autre oeuvre littéraire de Kafka, de plus dans Brazil on retrouve des scénes comiques telle celle des boulles d'alliments servis dans un plat d'argent au milieu de la crise terroriste. Kafka est alors le précurseur d"un nouveau genre mélangeant le drame et le comique, le burlesque et l'absurde, un mélange hétérogéne à la base qui devient homogéne grace au talent de son auteur et de son réalisateur quarente et un ans après. L'interrogation de Kafka sur la difficulté et parfois l'impossibilité de trouver du sens a suscité une réflexion philosophique sur le malaise existentiel. S'en suivérent des créations romanesques ou dramatiques fondées sur l'attente, comme chez Beckett et Buzzati, ou sur la dérision de la logique avec Ionesco. Le procès reste un Drame avec une série de scénes comiques dut en partie à l'attention de son auteur.
Le comique a donc une part trés importante dans l'oeuvre littéraire et dans son adaptation cinématographique qui nous soulage dans les moments trés dramatiques ou qui nous font sourir quand on s'y attend pas. L'irrationnel devient alors comique et puisque l'accusation de K est elle-même incompréhensible alors le roman dans son intégralité parait absurde et donc comique. Le fabuleux montage de Welles permet une harmonie totale telle celle présente dans le roman de Kafka entre vérité et ironie simplifiée.
B)Quel (s) role(s) jouent l'avocat dans le procés ? Enumérez les différances entre film et roman.
La plus grande oeuvre de Frank kafka est Le Procès écrit en 1914 et publié en 1925 à titre posthume par son fidéle ami Max Brauer. Dans cette histoire sur l'autorité et la culpabilité, l'avocat de K était censé le défendre, l'assister et la défense devrait l'emporter puisque le procureur Hasterer était rejeté dans un chapitre inachevé. Il est présent des chapitres six à huit et acteur secondaire du septième. Aprés le chapitre 8 il est remplacé par la révélation de la loi dans le roman comme dans le film d'orson welles. Quels sont les roles autres que celui de sa fonction professionnelle que l'avocat occupe dans l'oeuvre de kafka ? Dans un premier temps nous allons voir quel symbole me Huld représente - il dans l'oeuvre de kafka et Albert Hastler dans le film d'orson welles ? Est-ce que le pouvoir est un des grand théme des deux oeuvres? Kafka fait du role secondaire de l'avocat un role plus important, un role bipolaire, celui de l'image partiale de la loi et celui d'un supérieur irrésponsable. Welles fait de Hasstler un personnage tout le temps dans le feu de l'action. La phrase de fin du film "Je joue le rôle de l'avocat et j'ai réalisé ce film" vient aprés la révélation de la loi et certifi que l'oeuvre est complétement réalisé par Orson Welles mais alors dans un second temps nous allons voir si l'avocat est avant tout un rôle onirique ou si son role n'a pas de limites.
Dans le film, la légende de la loi est placée au début du film, dans un prologue qui précède les aventures de Joseph K et est repris par l'avocat dans la séquence 11 qui se déroule dans la cathédrale, alors que dans le roman, elle se trouve dans le chapitre X, et c'est le prêtre qui la raconte et non l'avocat. Orson Welles crée donc un horizon d'attente beaucoup plus explicite que Kafka dans l'incipit de son roman. L'idée d'enfermement, de non-sens, d'impossibilité pour l'homme d'accéder à la loi nous donne une clé de lecture de la situation de J.K, avant même que le film ne commence. La justice est malade, en crise à l'image de l'avocat Me Huld dans le roman et de Albert Hastler dans le film. Tel la présence de l'avocat dans la cathédrale elle atteste l'omniprésence de la justice, elle donne de l'avocat une autre image : dans le roman il est toujours alité et donc quelque part diminué. Dans le film, même si son efficacité est tout aussi contestable que dans le roman, il est valide et informe J.K de l'issue de son procès par allégorie interposée. L'avocat ne défend pas Block non plus dont le procès n'a pas commecé et celui de K dont il n'a toujours pas envoyé la requête. Selon Block c'est un " petit avocat ". Au dessus de cela s'éléve un pouvoir, une force supérieure, tel un pére, la loi et l'interdit l'avocat se définit dans une multitude de rôles symboliques comme celui du père de kafka dans la lettre au père.L'avocat régne sur tout le monde mais tout le monde le fuit, Block va consulter d'autre avocats alors que Leni fait des avances à K, sous ses yeux. Elle est sa domestique, sa secrétaire, son infirmière, sa mère et sa femme et concentre en elle plus de rôle que l'avocat lui-même tel un jeu les deux personnages font tout pour diriger la narration du roman et du film. C'ets un jeu de métamorphose.
Cela améne à un role plus important dans le film que dans l'oeuvre littéraire mais l'avocat même si malade devait assurer son rôle protecteur de son client devant le juré et ne l'a pas fait. Le rôle de l'avocat et de son environnement témoigne d'un rôle trés important pour Kafka autant pour Orson Welles qu'il joue lui-même.
Autre que l'avocat il y a tout se qui s'y rapporte et sa maison est bien le lieux de toutes les convergences de la narration de l'histoire. C'est dans ce lieu représentatif du film et du livre tel un lieu d'ou partent tous les chemins pour prouver son innocence mais c'est aussi à partir de cet endroi que tous les chemins qu'ils a parcouru ne lui ont en définitif servit à rien. C'est la par exemple que Leni la femme volage de l'avocat le conduit au peintre Titorelli mais c'est aussi de là qu'il découvre Léni, Huld et Block le client de l'avocat persécuté par ce dernier. Cet espace peut être comparé à un théâtre car c'est à partir de cet endroit qu'entre et sortent les principalles personnes qui aide ou n'aide pas K dans sa démarche mais c'est aussi le lieu du rituel du Judas. Là ou le bien et le mal se cotoie sans vraiment porter de frontière entre eux. La pièce ou se trouve le lit laisse perplexe K avant même d'avoir vu Huld de par le retentissement de sa voix, la pièce est le lieu noir et sombre du drame de l'histoire avec la cathédrale. L'avocat se sert de sa maladie cardiaque pour faire croire à ses clients qu'il se sacrifi pour eux mais en fait il n'en est rien. Cette maladie le rend infantil transformant Léni en infirmière mais celle-çi fait donc parti de son jeu et ne veut pas aider K en définif malgrès ses avances.Dés que l'oncle parle de son neveu, Hassler se redresse avec intérêt et sa maladie passe comme par magie.Block déclare qu'il travaille trop, signe que son jeu marche bien. La scène avec l'oncle devant l'ordinateur permet de constater qu'il est dommage que cette machine ne puisse remplacer les juges car les décisions seraient plus justes et plus fiables. Cette métaphore de la justice incarnée par Maitre Grâce rend compte d'une justice en mauvais état. L'avocat paraît alors de se soucier que de lui à l'inverse de la convention de sa profession, la maladie devient dérisoire.
L'on peut se demander tant de choses différantes sur cette oeuvre libre d'interprétations à souhait mais l'infirmière ne manoeuvre t-elle pas plus qu'elle n'est manoeuvrée ? Et par ce fait Leni dirigerait à elle seule l'histoire en manipulant tous ses amis ainsi que l'avocat dont elle est "l'infirmière". Les jeux se croisent et s'intercroisent au fil du roman de Kafka et du film d' Orson Welles pour donner à l'oeuvre un ton ironique et symbolique de la justice en elle-même par un seul de ses sujets, l'avocat instable, égocentrique et malade quand il faut puis bien quand il lui plait. Un avocat partial comme une justice partialle est condamnée dans l'oeuvre de Kafka comme dans celle de Welles. C'est par la dérision qu'il conteste ce fantasme de la loi et de l'autorité, le pouvoir et la suprématie contre qui personne ne peut s'opposer et qui peut un jour faire débarquer trois de ses officiers voir un commisaire chez vous et faire de votre vie un cauchemar sans même qu'elle ne donne de raison de votre accusation elle réussira à vous finir. Ce que K a vécu tout le monde peut le vivre, car nous sommes tous soumis aux exigences de la plus haute autorité, la justice qui nous gouverne tous. L'oeuvre initiale de Kafka symbolisent l'avocat comme le père et Dieu, celui qui ne vous aide que quand il le veut.
THIBAULT
27/11/2005
note:
A) Quelle est la part du comique dans le procés ? appuyez la réponse sur le film et le roman
L'oeuvre de kafka, l'oeuvre que tout le monde connait, le procés parait comme une oeuvre avant tout tragique, dramatique mais ceux qui la connaisse mieux vous certifirons que le procés est une oeuvre tragi-comique. Comique? Quelle forme de comique apparait alors dans l'oeuvre? Nous nous demanderons pourquoi kafka et welles dans son adaptation cinématographique utilisent le comique par intermittence dans le roman tragique ? Mais pourquoi certaines scénes nous paraissent tellement ridicules dans un contexte qui peut préter à l'incompréhension ? Et enfin si c'est à cause de l'univers de Kafka que le comique parait dans les scénes de non-sens?
L'utilisation du comique dans le procés de kafka parait comme être l'apogé du dramatique, le moment ou l'on rigole parceque l'on est dans le tourbillion de la narration et que la spirale narrative nous entraine dans l'absurde. Pourquoi absurde ? Dramatique inimaginable serait la définition de l'absurde, comique dans le procés de kafka et de welles. Le procés serait donc une oeuvre sérieuse avec tout au long des aspect Burlesques, inimaginables et comiques.Le ridicules de certaines scénes atténuent donc le drame en lui même.
Le fait aussi que l'oeuvre à traversé un siécle d'histoire et de bouleversements culturels est à tenir en compte, l'aspect comique que les personnes des années folles lors de sa publication ont vu n'ont pas la même intensité à notre égard aujourd'hui. L'aspect complétement burlesque lors de sa publication était compréhensible puisque le cinéma n'existait que depuis trente ans et c'était le seul art qui pouvait se permettre de sortir rééllement de la réalité, d'aller plus loin, d'aller dans un contexte dramatique toucher l'extraordinaire et l'image fidéle mais amplifiée de notre justice.
Le fait même de lire le premier chapitre nous engouffre dans l'aspect tragi-comique du roman, la scéne du début quand K apprend a son réveil dans sa chambre de la pension Grubach par deux gardes et un commissaire qu'il est arrêté mais qu'il demeure libre de ses mouvements. Rien que cette scéne qui est en décalage avec notre réalité du quotidien provoque dans notre âme et conscience un sentiment d'incompréhension totale, c'est de là que né le burlesque, et donc sur une oeuvre qui repose entre absurde et irrationnel. L'histoire d'un accusé sans accusation libre mais coupable. Quand joseph K se rend à son travail aprés cette scéne accompagné par trois de ses employés il est sous le regard attentif des voisins de la maison d'en face ; ce qui tient alors plus du comique réél, celui des gens qui passent leur journée à leur fenêtre pour savoir ce qui se passe dans leur quartier ou alors par interprétation différente d'une scéne tragique, tout le monde sait qu'il est coupable et tout le monde le regarde différemment. Tout au long des pages et du roman le tragique est lié au comique par le burlesque qui tient ici de l'absurde irrationnel.
Le Procès place le lecteur aux frontières du réel décalé et d'un irréel familier. Mais le ridicule de certaines scénes est-il si important dans l'oeuvre et fait-il partit de ses qualités ?
Le procés est une oeuvre accusatoire et militant contre une justice affligeante. Le ridicule des scénes tel celle quand dans le film d'orson welles deux policiers veulent réquisitionner les chemises de k et que par conséquences leurs supérieurs les fouettes dans un placard. Ces deux scénes se correspondent et sont pourtant à des moments éloignés, la scéne du fouetteur intervient dans le chapitre 5 soit 5 chapitres aprés la scénes des chemises. Le comique et ses scénes sont secondaires, c'est une correspondance qui s'effectue entre elles en dehors de la narration principale de l'oeuvre. Les scénes comiques se correspondent donc mais pourquoi? Tout simplement kafka et welles ont fait de ces scénes dérisoires l'apogée de le critique matérialiste de la justice partialle. C'est avec homogénéité que le drame et le comique sont traités. Lorsque Leni a cassé une vitre pour attirer K et lui montre sa main palmée, on ne s'attend pas à une telle situation mais l'aspect comique en ressort plus fort, même son amante à un problème, un problème physique certe mais un problème imaginatif et irrationnel voir anormal. Ce sont ces petites scénes qui font de l'oeuvre de Kafka et de Welles une oeuvre à la frontiére du réel partagée entre un drame et son image portée devant la justice, ironiquement comique ; comme lorsque devant les tribunaux il prend un s'empare d'un livre sur l'estrade du président et y découvre le dessin d'une femme nue. La Justice devient alors plus un ennemi qu'un amis pour l'accusé, Joseph K. Elle ne s'occupe pas de lui, le juge sans aucune conscience et son président préfére lire un journal d'érotisme que de faire son propre devoir. C'est un comique qui se situe dans le tragique de l'histoire du personnage principal de l'histoire. Dans une autre scéne du film on voit Joseph K chez Titorelli étouffant par les cris d'une meute de fille et qui se doit d'acheter trois toiles identiques pour pouvoir partir. Cette rencontre que tout le monde lui avait dit qu'elle aiderait K à comprendre son accusation ne sert en définitif à rien et se devant d'acheter trois tableaux identiques, K achéte une aide identique à celle de son avocat et du juge c'est à dire aucune aide supplémentaire, ce n'est donc pas une aide. Or le lecteur ou le téléspectateur du roman et du film prennent dans la forme cette achat ironiquement et comiquement mais bien entendu dans le fond et en dehors de l'ironie totale la scéne reste tragique.
L'aspect comique est donc une enveloppe formelle du drame des scénes. K, est il un héros de l'absurde et du comique? ou est-ce Kafka qui est écrivain comique, irationnel, burlesque et de l'absurde ?
Il ne faut pas confondre notre étude avec celle de l'absurde et de l'irrationnel mais pour prouver l'existence du comique nous nous devons d'énumérer les exemples que l'univers Kafkaien met en scéne. Kafka nous demande à chacunes de ses phrases de réfléchir sur les fondements et les limites du sens. Bien qu'il ait suscité de nombreuses idéologies, Kafka pourrait représenter suivant la formule de Camus, " cette apparente modestie de la pensée qui se borne à décrire ce qu'elle se refuse à expliquer". Et oui c'est bien la définition de Kafka la plus fidéle, celle de cet homme qui en écrivant une oeuvre telle celle du procès se refusait à expliquer la question même du roman, K est il coupable et si oui de quoi? Et non, Kafka ne nous donnera pas le privilége de savoir tous ces points si importants de son roman, alors qu'au contraire l'ambiance et le contexte du roman sont trés perceptibles mais assez irrationnels . Le film d'Orson Welles et celui de Terry Gilliams "Brazil" sont identiques dans la forme, à la fin de Brazil ce n'est pas le comique qui ressort finalement mais une poursuite par des monstres tel ceux dans Métamorphose autre oeuvre littéraire de Kafka, de plus dans Brazil on retrouve des scénes comiques telle celle des boulles d'alliments servis dans un plat d'argent au milieu de la crise terroriste. Kafka est alors le précurseur d"un nouveau genre mélangeant le drame et le comique, le burlesque et l'absurde, un mélange hétérogéne à la base qui devient homogéne grace au talent de son auteur et de son réalisateur quarente et un ans après. L'interrogation de Kafka sur la difficulté et parfois l'impossibilité de trouver du sens a suscité une réflexion philosophique sur le malaise existentiel. S'en suivérent des créations romanesques ou dramatiques fondées sur l'attente, comme chez Beckett et Buzzati, ou sur la dérision de la logique avec Ionesco. Le procès reste un Drame avec une série de scénes comiques dut en partie à l'attention de son auteur.
Le comique a donc une part trés importante dans l'oeuvre littéraire et dans son adaptation cinématographique qui nous soulage dans les moments trés dramatiques ou qui nous font sourir quand on s'y attend pas. L'irrationnel devient alors comique et puisque l'accusation de K est elle-même incompréhensible alors le roman dans son intégralité parait absurde et donc comique. Le fabuleux montage de Welles permet une harmonie totale telle celle présente dans le roman de Kafka entre vérité et ironie simplifiée.
B)Quel (s) role(s) jouent l'avocat dans le procés ? Enumérez les différances entre film et roman.
La plus grande oeuvre de Frank kafka est Le Procès écrit en 1914 et publié en 1925 à titre posthume par son fidéle ami Max Brauer. Dans cette histoire sur l'autorité et la culpabilité, l'avocat de K était censé le défendre, l'assister et la défense devrait l'emporter puisque le procureur Hasterer était rejeté dans un chapitre inachevé. Il est présent des chapitres six à huit et acteur secondaire du septième. Aprés le chapitre 8 il est remplacé par la révélation de la loi dans le roman comme dans le film d'orson welles. Quels sont les roles autres que celui de sa fonction professionnelle que l'avocat occupe dans l'oeuvre de kafka ? Dans un premier temps nous allons voir quel symbole me Huld représente - il dans l'oeuvre de kafka et Albert Hastler dans le film d'orson welles ? Est-ce que le pouvoir est un des grand théme des deux oeuvres? Kafka fait du role secondaire de l'avocat un role plus important, un role bipolaire, celui de l'image partiale de la loi et celui d'un supérieur irrésponsable. Welles fait de Hasstler un personnage tout le temps dans le feu de l'action. La phrase de fin du film "Je joue le rôle de l'avocat et j'ai réalisé ce film" vient aprés la révélation de la loi et certifi que l'oeuvre est complétement réalisé par Orson Welles mais alors dans un second temps nous allons voir si l'avocat est avant tout un rôle onirique ou si son role n'a pas de limites.
Dans le film, la légende de la loi est placée au début du film, dans un prologue qui précède les aventures de Joseph K et est repris par l'avocat dans la séquence 11 qui se déroule dans la cathédrale, alors que dans le roman, elle se trouve dans le chapitre X, et c'est le prêtre qui la raconte et non l'avocat. Orson Welles crée donc un horizon d'attente beaucoup plus explicite que Kafka dans l'incipit de son roman. L'idée d'enfermement, de non-sens, d'impossibilité pour l'homme d'accéder à la loi nous donne une clé de lecture de la situation de J.K, avant même que le film ne commence. La justice est malade, en crise à l'image de l'avocat Me Huld dans le roman et de Albert Hastler dans le film. Tel la présence de l'avocat dans la cathédrale elle atteste l'omniprésence de la justice, elle donne de l'avocat une autre image : dans le roman il est toujours alité et donc quelque part diminué. Dans le film, même si son efficacité est tout aussi contestable que dans le roman, il est valide et informe J.K de l'issue de son procès par allégorie interposée. L'avocat ne défend pas Block non plus dont le procès n'a pas commecé et celui de K dont il n'a toujours pas envoyé la requête. Selon Block c'est un " petit avocat ". Au dessus de cela s'éléve un pouvoir, une force supérieure, tel un pére, la loi et l'interdit l'avocat se définit dans une multitude de rôles symboliques comme celui du père de kafka dans la lettre au père.L'avocat régne sur tout le monde mais tout le monde le fuit, Block va consulter d'autre avocats alors que Leni fait des avances à K, sous ses yeux. Elle est sa domestique, sa secrétaire, son infirmière, sa mère et sa femme et concentre en elle plus de rôle que l'avocat lui-même tel un jeu les deux personnages font tout pour diriger la narration du roman et du film. C'ets un jeu de métamorphose.
Cela améne à un role plus important dans le film que dans l'oeuvre littéraire mais l'avocat même si malade devait assurer son rôle protecteur de son client devant le juré et ne l'a pas fait. Le rôle de l'avocat et de son environnement témoigne d'un rôle trés important pour Kafka autant pour Orson Welles qu'il joue lui-même.
Autre que l'avocat il y a tout se qui s'y rapporte et sa maison est bien le lieux de toutes les convergences de la narration de l'histoire. C'est dans ce lieu représentatif du film et du livre tel un lieu d'ou partent tous les chemins pour prouver son innocence mais c'est aussi à partir de cet endroi que tous les chemins qu'ils a parcouru ne lui ont en définitif servit à rien. C'est la par exemple que Leni la femme volage de l'avocat le conduit au peintre Titorelli mais c'est aussi de là qu'il découvre Léni, Huld et Block le client de l'avocat persécuté par ce dernier. Cet espace peut être comparé à un théâtre car c'est à partir de cet endroit qu'entre et sortent les principalles personnes qui aide ou n'aide pas K dans sa démarche mais c'est aussi le lieu du rituel du Judas. Là ou le bien et le mal se cotoie sans vraiment porter de frontière entre eux. La pièce ou se trouve le lit laisse perplexe K avant même d'avoir vu Huld de par le retentissement de sa voix, la pièce est le lieu noir et sombre du drame de l'histoire avec la cathédrale. L'avocat se sert de sa maladie cardiaque pour faire croire à ses clients qu'il se sacrifi pour eux mais en fait il n'en est rien. Cette maladie le rend infantil transformant Léni en infirmière mais celle-çi fait donc parti de son jeu et ne veut pas aider K en définif malgrès ses avances.Dés que l'oncle parle de son neveu, Hassler se redresse avec intérêt et sa maladie passe comme par magie.Block déclare qu'il travaille trop, signe que son jeu marche bien. La scène avec l'oncle devant l'ordinateur permet de constater qu'il est dommage que cette machine ne puisse remplacer les juges car les décisions seraient plus justes et plus fiables. Cette métaphore de la justice incarnée par Maitre Grâce rend compte d'une justice en mauvais état. L'avocat paraît alors de se soucier que de lui à l'inverse de la convention de sa profession, la maladie devient dérisoire.
L'on peut se demander tant de choses différantes sur cette oeuvre libre d'interprétations à souhait mais l'infirmière ne manoeuvre t-elle pas plus qu'elle n'est manoeuvrée ? Et par ce fait Leni dirigerait à elle seule l'histoire en manipulant tous ses amis ainsi que l'avocat dont elle est "l'infirmière". Les jeux se croisent et s'intercroisent au fil du roman de Kafka et du film d' Orson Welles pour donner à l'oeuvre un ton ironique et symbolique de la justice en elle-même par un seul de ses sujets, l'avocat instable, égocentrique et malade quand il faut puis bien quand il lui plait. Un avocat partial comme une justice partialle est condamnée dans l'oeuvre de Kafka comme dans celle de Welles. C'est par la dérision qu'il conteste ce fantasme de la loi et de l'autorité, le pouvoir et la suprématie contre qui personne ne peut s'opposer et qui peut un jour faire débarquer trois de ses officiers voir un commisaire chez vous et faire de votre vie un cauchemar sans même qu'elle ne donne de raison de votre accusation elle réussira à vous finir. Ce que K a vécu tout le monde peut le vivre, car nous sommes tous soumis aux exigences de la plus haute autorité, la justice qui nous gouverne tous. L'oeuvre initiale de Kafka symbolisent l'avocat comme le père et Dieu, celui qui ne vous aide que quand il le veut.

