Ca a commencé très tôt, je me rend compte. Mon premier souvenir c'est bambi... c'est une déception. Je dois être très lié au 1er art car bambi c'est moi, peureux et o... Donc après cet échec, j'ai pleuré longtemps, mes parents étaient déçus, ils avaient de la peine de me voir pleurer comme ça pour la mort d'un acteur, d'un animal sans conscience. Bambi ne m'a pas appris la mort, il m'a appris que la mort cause du chagrin. En fait, j'adore les animaux. Mais ce que j'aime le plus c'est les happy end. Vous savez pourquoi? A force de s'instruire on s'ennui de la cruelle vérité et on ne pense qu'à s'enfuir dans nos rêves. Bref ma première approche n'a pas été qu'une déception, elle a été très forte, c'est mon film prophète. Après j'ai vu des films comme Willow dans lequel j'ai appris le désir sexuel (pour celle aux firmaments de cuivre) ou la révolution de 1789 où j'ai connu la guerre (vers 9-10ans) mais surtout la révolution. J'ai aussi connu Mad Max grace à mon père, mon premier road movie, ma réelle passion intellectuelle et mon deuxième fantasme (la nana qui défend la citerne quand max essaye de se barrer avec). Mad Max c'est aussi le premier film dont j'ai revisionné une scène plus de 100 fois, celle lorsqu'elle meur d'une flèche, ça me faisait trembler...Mon premier très grand souvenir, ne vous étonnez pas cela m'étonne moi même, c'est un opéra. D'ailleurs je ne l'ai jamais retrouvé...il s'appellait Casse Noisette et il y avait une femme qui portait une robe immense en forme de dome sous laquelle des enfants tournaient en rond autour de ses jambes. Je me souviens même que j'avais espérer la voir sans robe, j'avais 10 ans. Si j'ai connu la musique à mes 6 ans grace à mon professeur de cp dont je ne me rappelle plus le nom( ah si mr Ferrier ), je l'ai définitivement découverte dans cet opéra. Au collège, vide culturel par excellence, où l'on préfére jouer au baby foot ou délaisser l'art qui nous a tant dévoilé spirituellement la vie pour la vivre par la pratique: j'ai commencé à aimer. Il n'y a que ça qui peut me détourner du cinéma et encore c'est fini. Au collége, il y avait un club pour apprendre à manier une caméra et moi je me foutais ouvertement de leur gueulle peut etre parce que mes potes le faisaient et aussi parce que j'étais jaloux.... (il est tard la suite plus tard)


